Laurent ONFROY est en quatrième année de médecine à l’UFR de médecine Paris Centre et également représentant étudiant au Conseil pédagogique. Il participe depuis cette année au Comité de Pilotage de suivi de la création de l’UFR unique de médecine d’Université de Paris 

Quel est l’implication des élus étudiants dans la création de l’UFR de médecine unique ? 

Depuis l’annonce de la fusion, les différents élus sont impliqués dans les réunions et travaux mis en place pour la création de cette UFR. Nous sommes toute une équipe d’étudiants de la deuxième à la quatrième année, réunissant des élus siégeant en conseils d’UFR ou pédagogique ou encore à la Commission stage et garde ainsi qu’aux conseils nouvellement formés de la Faculté de Santé d’Université de Paris. Nous avons donc tous des compétences et sujets de prédilection divers (pédagogie, stages, simulation, docimologie etc.) permettant de nous relayer dans les différentes réunions pour porter la voix des étudiants dans ces travaux. 

Nous avons la chance d’avoir une bonne communication entre les différentes équipes d’élus et surtout avec la scolarité et l’équipe pédagogique des UFR pour travailler ensemble efficacement et dans l’intérêt des étudiants. 


Comment envisagez-vous l’UFR ? 

Construire l’UFR de médecine d’Université de Paris est un véritable défi. Avec près de 800 étudiants par promotion, répartis sur des sites différents, il est important de maintenir un suivi des étudiants pour leur assurer la réussite dans leur formation. Cela peut passer par le développement du mentorat mis en place à Paris Centre et du tutorat de Paris Nord. Malgré l’effectif très important pouvant favoriser les isolements, je pense qu’il faut faire attention à maintenir une proximité entre les équipes pédagogiques et les étudiants. 

Cette création est d’ailleurs l’occasion de mettre en commun ce qu’il se fait de mieux dans les deux UFR pour le bien des étudiants. C’est également une opportunité pour découvrir de nouveaux terrains de stage augmentant la diversité de l’offre de formation pratique ainsi qu’un nombre plus important d’enseignants impliqués. 

Les deux UFR d’origine ont d’autre part des vies étudiantes très développées et fédératrices avec des associations d’étudiants motivés qui ont déjà̀ commencé à̀ construire la vie associative de demain. Cette transition indispensable ne pourra se faire qu’avec le concours de l’équipe décanale et de l’administration. Les associations et les élus étudiants ont à cœur de promouvoir les valeurs de cette nouvelle UFR.

Au final, cette fusion demande, certes, un travail colossal, il faut toutefois garder en tête l’objectif qui est de former des étudiants à leur pratique future, sans tomber dans la facilité faute de temps. Nous avons tous hâte de voir le résultat de la construction de cette nouvelle UFR et de participer à son rayonnement et sa pérennité.